Parce qu’il y a une louve en toute femme

Bonjour, 

Cette fois-ci je voudrais juste partager ma joie ^.^

Je suis contente de la publication de mon livre (en indonésien) le mois dernier. Si on traduit en français, le livre s’intitule Il y a une louve en toute femme : la psychologie féministe pour éradiquer la patriarchie

Apparemment les gens trouvent le titre très intéressant. J’espère vraiment que le contenu ne décevra pas et que le livre pourrait vraiment servir dans une société patriarcale telle qu l’Indonésie. 

Ne pouvant  plus militer dans mon pays, ce livre est important pour moi. Il devient un moyen pour moi de contribuer un peu à la lutte féministe dans mon pays. 

Ce livre est construit en trois chapitres. Par contre, je dirai que l’on peut les classifier en suivant deux grandes thématiques. Dans la première, je parle de l’histoire de la psychologie féministe. J’aborde dans cette partie quand et comment la psychologie féministe surgit et évolue jusqu’à l’heure actuelle. Je termine cette partie en présentant les recherches les plus récentes sur la neuropsychologie féministe. J’emprunte le titre d’un article de Catherine Vidal : cerveau, sexe et idéologie. 

La deuxième partie parle du psyché de femmes. J’y fonde mon analyse sur le vécu de femmes. A l’origine, il s’agit du vécu de femmes victimes de violences conjugales. Je nie pas que les aspects structuraux tels que la dépendance économique, les enfants, empêchent les victimes de quitter leur mari/compagnon violent. Par contre, parmi elles, il y en a qui peuvent quand même partir. Une question se pose donc, “Quel est en effet le facteur différenciant entre celles qui y restent et celles qui osent s’en sortir?  

Pour cela, je trouve qu’il est important pour les victimes de violences conjugales ainsi que celles qui entretiennent une relation toxique d’explorer le fond de leur cœur, de s’interroger,  comment elles ont pu arriver là, dans cette relation violente ou toxique ou pathologique, …des relations qui ne sont pas saines.  Pourquoi elles n’osent pas partir? Quelle est en effet leur plus grande peur? Qu’est qui les empêche de quitter la “zone du confort”? 

L’interrogation de soi pour se retrouver, pour se connaître, (tandis que cette connaissance de soi est primordiale afin de pouvoir avoir l’amour de soi, qui est la base d’une relation “saine”), n’est pas seulement nécessaire à faire chez les victimes, mais aussi par toutes femmes. C’est juste que à chacune le moment. Nous même pouvons savoir quand le moment est arrivé. 

Chez moi, le moment est arrivé il n’y a pas longtemps. Et je reconnais que ce travail de soi n’est pas une tâche facile. Il n’est pas du tout confortable car il nous confronte à nos défauts, à nos faiblesses. Il est même douloureux car il nous fait nous rappeler les blessures que l’on avait, qui n’étaient pas tout à fait guéries, que l’on a juste cachées. Mais c’est seulement ce travail de soi qui va nous emmener à une liberté.., et nous permet de (re)trouver la puissance d’une louve qui est en nous. 

D’après le travail sur soi des femmes qui m’ont confié leur vécu, et de moi même en tant que femme, j’ai développé cette deuxième partie. J’y incorpore les théories de la psychologie et du féminisme. Y compris : Simone de Beauvoir, Mona Chollet et Camille Froidevaux-Metterie. Je suis contente d’avoir présenté leurs idées au public indonésien. Jusqu’à ce jour, nous en Indonésie, nous n’avions n’a pas vraiment accès à la littérature française; la langue demeure une barrière importante. 

La maison d’édition m’a demandé d’enregistrer cette vidéo. J’ai été un peu réticente, car je n’aime pas trop “m’exposer”. Puis, encore une fois, je me pose des questions, pourquoi je ne voulais pas que l’on me voie? Enfin, toujours en mode du “travail de soi”, j’ai réalisé cette vidéo, et je vous la présenter aujourd’hui même si probablement vous ne comprenez pas mes paroles 😂

Revu par J. Renauld

5 commentaires sur « Parce qu’il y a une louve en toute femme »

  1. Merci de nous avoir fait partagé le thème et les idées directrice de votre livre. J’espère qu’il sera traduit en français. Vous vous êtes engagée dans un travail très interessant de tester les idées féministes occidentales sur la société indonésienne que vous connaissez et de mettre en valeur les personnalités du féminisme indonésien et les idées qu’elles défendent. Continuez à nous faire profiter de vos analyses éclairantes.

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    1. Merci, Joël 😊

      En effet, les Indonésiens (femme et homme) ne sont pas dans la même situation que nous en France. J’ai exposé dans ce livre quelques différences entre les deux sociétés avant de présenter les idées de féministes françaises, toutes n’y sont effectivement pas adaptées.

      En fait, j’ai cherché votre adresse mail sur votre blog, mais je ne l’ai pas trouvée. J’aimerais savoir si vous voudriez bien un jour relire mes articles en français? J’ai encore du mal avec la concordance des temps, et j’ai besoin également de l’avis d’une personne comme vous, je veux dire qui a un certain regard analytique et profond.

      Amicalement,
      Ester

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