La psychologie légale, est-elle possible ?

La collaboration entre la psychologie et la loi, est-elle possible, étant donné les différences entre les deux disciplines ?

Costanzo et Krauss (2010) sont convaincus que la réponse est oui. La psychologie et la loi ne doivent pas prendre leurs différences comme obstacles. Elles pourront trouver des stratégies pour travailler de concert plus efficacement. 

En plus, la psychologie est l’étude des comportements humains et la loi est l’instrument principal du contrôle de ces comportements dans la société. Dès lors, le domaine judiciaire servira toujours de terrain de recherches pour la psychologie. 

Saks et Hastie (in Kapardis, 2003) ajoutent que toute la loi se fonde sur les suppositions de la nature humaine et sur les façons de déterminer les comportements humains. L’atteinte de la justice est l’intérêt de la loi, alors que celle de la psychologie est la quête de la vérité scientifique (Carson & Bull, 1995). 

La vérité sert-elle en effet de base à la justice ? D’ailleurs, selon Kapardis (2003), tout l’accomplissement de la psychologie légale pendant plus d’un siècle montre non seulement son existence mais aussi son progrès et son développement malgré tous les obstacles qu’elle a dû affronter. 

Par contre, Ogloff (2000) constate que malgré sa croissance, le développement de la psychologie légale s’est produit plus par hasard que par planification. L’influence de la psychologie sur le système légal a eu une moindre d’impact que ce que l’on a cru. 

En dépit de sa longue histoire, la psychologie légale n’entraîne pas encore de véritable changement dans le domaine du droit. La loi emploie la psychologie comme un ivre utilise un réverbère, plutôt pour un support que pour son illumination (Loh, in Ogloff, 2000). Les acteurs de la justice ne trouvent pas important d’adopter les résultats des recherches psychologiques. 

Pourtant, d’auprès Carson (2003) la base de la coopération interdisciplinaire est la reconnaissance du besoin et de l’engagement pour une justice plus efficace. C’est-à-dire que la loi doit aussi avoir ce besoin ; elle doit reconnaître l’importance de collaborer avec la psychologie. Alors comment la psychologie peut-elle convaincre le domaine du droit de l’importance de cette collaboration ?

Ogloff n’a pas voulu décourager les psychologues qui s’intéressent à la psychologie légale par sa remarque cynique sur le manque d’impact de ce domaine. Au contraire, cette remarque soulève une question pourquoi la psychologie légale a-t-elle si peu d’impact sur la loi ? Cette question démontre un besoin d’augmenter l’impact de la psychologie sur le système légal et indiquer à la fois comment faire cela. 

En répondant à sa propre question, Ogloff examine cinq « maux » qui ont entravé le développement de la psychologie légale au 20ème siècle : jingoïsme, dogmatisme, chauvinisme, naïveté et myopie.   

Merci à Arthur V et Claude F d’avoir lu et corrigé cet article.

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